Littérature

Dante

Yannick Rolandeau

 

 

Le Paradis

Au centre de gravité de l'univers se trouve fixée, immobile, la Terre. C'est autour d'elle, et l'enveloppant comme des sphères de cristal successives, que tournent à des allures différentes et d'autant plus rapides qu'ils s'éloignent davantage du centre d'attraction, les DIX CIEUX qui constituent l'univers.

- Le ciel de la Lune, de Mercure, de Vénus, du Soleil, de Mars, de Jupiter, de Saturne et celui des Etoiles fixes. Autour de ce dernier tourne à une vitesse inconcevable, le ciel cristallin ou PREMIER MOBILE, dont la rotation propre transmet aux autres le mouvement. Au dessus du premier mobile et l'enveloppant de son immuable sérénité, règne le ciel de feu, l'EMPYREE où la cosmographie dantesque situe la ROSE BLANCHE, trône et cour de Dieu.  

 

  • PROLOGUE: Jeudi de Pâques, 14 avril 1300, matin. (I)

Invocation à Apollon. Montée de Dante au ciel. Lumière et son des sphères célestes.. Béatrice a les yeux fixés au ciel. Dante a les siens attachés sur Béatrice, et, dans cette contemplation, il se sent transfiguré et s'élève avec elle jusqu'au premier ciel. Il s'émerveille de cette ascension au dessus de l'air et du feu. Béatrice dissipe son étonnement: libre de toute entrave, c'est-à-dire lavé de toute souillure , il est devenu un être pur, une flamme vive qui monte de la terre au ciel, aussi naturellement qu'un fleuve qui suit sa pente en descendant d'une montagne.

 

  • PREMIER CIEL: CELUI DE LA LUNE; LES ÂMES QUI N'ACCOMPLISSENT PAS LEURS VOEUX. (II)

Jeudi de Pâques, 14 avril 1300, dans la matinée.

Dante monte avec Béatrice dans le ciel de la lune. Arrivée à la Lune et merveilleuse pénétration de Dante dans le corps de l'astre. Il demande la cause des taches de la Lune. (Image de Caïn chargé d'un fagot d'épines) (Scholastique qui distingue dans les corps le principe matériel (la matière) qui est commun à tous et le principe formel (forme substantielle) qui détermine l'espèce et la nature propre et, partant, la vertu particulière de chaque corps). Béatrice lui démontre que ce n'est point , comme il le croit, par l'effet de la matière disposée en couches ou plus rares ou plus denses. C'est une vertu intrinsèque propre à chaque planète, qui brille à travers chacune d'elles, comme la joie à travers la prunelle des yeux,et, selon qu'elle est plus forte ou plus faible, produit la lumière ou l'ombre.

Des âmes s'offent à Dante dans le ciel de la lune. Il reconnaît Piccarda Donati. Il apprend par elle que la lune est le séjour des âmes qui ont fait voeu de chasteté, mais qui ont été violemment arrachées à leurs voeus religieux. Elle lui prouve que, bien qu'il y ait différentes shpères dans le ciel, tous les bienheureux sont amplement satisfaits du rang qui leur est assigné dans l'échelle céleste, et ne désirent rien de plusque ce qu'ils sont. Elle chante un ave maria. (III)

Les paroles de Piccarda et sa présence dans la lune ont suggéré à Dante deux questions graves touchant le séjour des bien heureux et l'action de la violence sur la volonté. Doutes de Dante: Béatrice les résout: 1) où est le trône réel des bienheureux? 2) Touchant la diminution du mérite par suite de l'inaccomplissement involontaire d'un voeu; volonté absolu et volonté relative. 3) n'est-il pas possible de satisfaire à un voeu inaccompli par quelque autre bonne œuvre? Théorie de la volonté libre. Dante soumet à Béatrice une troisième question : à savoir s'il est impossible de suppléer de quelque manière à des voeux qui n'ont pas été observés jusqu'au bout. (IV)

Béatrice répond à la question de Dante en lui expliquant d'après la nature et l'essence et la valeur d'un voeu, comment et dans quel cas on peut satisfaire à des voeux qui ont été enfreints. Deux choses requises pour l'essence du sacrifice: l'une est la matière dont il est fait et l'autre, le pacte en soi. Ascension au second ciel, au ciel de Mercure. Dante interroge un des esprits radieux qui s'empressent en foule vers lui. (V)

 

  • DEUXIEME CIEL: CELUI DE MERCURE. LES AMES QUI FIRENT LE BIEN POUR ACQUERIR HONNEUR ET GLOIRE. (VI)

Jeudi de Pâques, 14 avril 1300, dans la matinée.

Justinien se découvre au poète. Il lui retrace le bien qu'il a fait, et toute la glorieuse histoire de l'aigle impériale et romaine. Il termine en lui apprenant que la planète qu'il habite est le séjour des âmes avides, de gloire, qui ont fait de belles actions en vue et par amour de la renommée, et lui montre l'âme de Rome, ministère de Raymond Bérenger, comte de Provence.

Justinien et les autres esprits disparaissent. Un propos de l'empereur, demeuré obscur pour Dante, lui est éclairci par Béatrice qui entreprend ensuite de lui expliquer le mystère de la rédemption humaine par l'incarnation du Verbe. Argument subsidiaire en faveur de l'immortalité de l'âme et de la résurrection des corps. (VII)

 

  • TROISIEME CIEL: CELUI DE VENUS. LES ÂMES QUI ONT ETE SUJETTES A L'AMOUR. (VIII)

Jeudi de Pâques, 14 avril 1300, dans la matinée.

Le poète monte dans le ciel de Vénus, séjour des purs amants et des parfaits amis. Il se s'est aperçu de son ascension qu'à la beauté de Béatrice, qui resplendit toujours plus de sphère en sphère Rencontre de Charles Martel, roi de Hongrie. Sur quelques mots échappés à Charles Martel contre son frère Robert, le poète lui demande comment un fils peut ne pas ressembler à son père. L'esprit résout devant lui ce problème. (VIII)

Entretien de Dante d'abord avec Cunizza, sœur d'Ezzelino de Romano, tyran de la Marche de Trévise, qui prédit les malheurs de sa patrie, ensuite avec Foulques de Marseille. Raab de Jéricho. Malédiction des papes qui n'ont l'or en tête. (IX)

 

  • QUATRIEME CIEL: CELUI DU SOLEIL: L'ÂME DES SAGES (X)

Jeudi de Pâques, 14 avril 1300, dans la matinée.

Le poète et Béatrice montent au quatrième ciel, qui est celui du soleil. Ils se trouvent entourés d'un cercle d'âmes resplendissantes, formant un choeur admirable de danses et de voix. Saint Thomas, l'une de cs âmes bienheureuses, désigne au poète quelques-uns de ses compagnons.

Le choeur des âmes bienheureuses s'est arrêté. Splendeur des esprits. Les flammes de douze d'entre eux se groupent en couronne autour de Dante et de Béatrice et chantent la gloire de Dieu. St Thomas d'Aquin se présente et désigne chacun de ses compagnons: Albert de Cologne, François Gratien, Pierre Lombard, Salomon, St Denis l'Aéropagite, Paul Orose, Anicius Boèce, Isidore de Séville, Bède le Vénérable, Richard de St Victor, Siger de Brabant. Deux points de son discours avaient laissé Dante dans l'incertitude: 1) Touche aux Dominicains. Le saint fait l'éloge de St François d'Assise et de Saint Dominique. Reproches aux Dominicains dégénérés. Il entreprend de résoudre ces doutes en lui racontant la vie de Saint François (XI)

Un autre cercle de bienheureux se forme en couronne autour du cercle de Saint Thomas. Un esprit de ce second cercle prend la parole: c'est saint. Bonaventure dont saint Thomas n'a dit qu'un mot dans l'éloge de St-François, et fait connaître les autres esprits qui composent avec lui la seconde couronne de bienheureux.. (XII)

Le poète emprunte aux astres une image pour peindre cette double guirlande d'âmes radieuses qu'il voyait danser et chanter autour de lui. Solution donné au 2ème doute de Dante par St Thomas touchant la sagesse relative de Salomon et du Christ et d'Adam. Il explique cette phrase où il disait que Salomon fut sans second en sagesse. Après l'avoir accordée avec ce que l'Ecriture nous enseigne sur Adam, doué, en sortant des mains de Dieu, de toutes les perfections humaines , et sur Jésus-Christ, la sagesse incarnée, le Docteur angélique termine sa thèse en exhortant le poète à ne pas précipiter ses opinions.Les modes de la création; cause de l'inégalité des âmes. Prudence dans ses jugements.(XIII) (note: )

Dernière difficulté dont Béatrice provoque l'explication. Troisième couronne de bienheureux qui vient entourer les deux autres. Un regard jeté par Béatrice fortifie Dante aveuglé par ces nouvelles splendeurs. 3ème doute de Dante: Salomon le résout, de la splendeur des bienheureux après la résurrection de la choeur. (XIV)

 

  • CINQUIEME CIEL: CELUI DE MARS, AMES DE CEUX QUI ONT COMBATTU POUR LA FOI (XIV)

Jeudi de Pâques, 14 avril 1300, dans la matinée.

Arrivée sur Mars. Sur deux rayons, disposés en forme de croix lumineuse, volent dans tous les sens, en faisant entendre des hymnes mélodieuses, les âmes radieuses des croisés qui ont combattu pour la vraie foi. Chant de gloire des esprits. Ravissement du poète.

L'âme de Cacciaguida, trisaïeul du poète, fait joyeux accueil de son petit fils. Il lui fait la généalogie de leur maison, lui raconte la pureté et la simplicité des moeurs de Florence au temps de sa naissance, ses exploits et la mort glorieuse qu'il trouva en combattant contre les Sarrasins. (XV)

Cacciaguida précise l'époque de sa naissance. Il passe en revue les plus illustres familles qui habitaient de son temps la vieille Florence, aujourd'hui agrandie et plus populeuse, mais dégénérée et déchirée par la discorde. (XVI)

Cacciaguida lève le voile des prédictions qui déjà en enfer et au purgatoire avaient, à mots couverts, annoncé à Dante son futur exil. Il lui révèle les douleurs qu'aura pour lui cet exil. Il lui annonce les refuges qu'il trouvera. En finissant, Cacciaguida exhorte le poète à publier hardiment son voyage surnaturel et sa vision tout entière. Cacciaguida nomme encore à Dante un certain nombre de pieux guerriers qui brillent dans la Croix. (XVIII)

 

  • SIXIEME CIEL: CELUI DE JUPITER : LES JUSTES ET LES PIEUX. (XVIII)

Jeudi de Pâques, 14 avril 1300, dans la matinée.

Ciel de Jupiter, séjour de ceux qui ont distribué avec droiture la justice dans le monde. Les âmes des bienheureux forment la phrase: diligite justitiam qui judicatis terram en lettres mobiles et lumineuses qui figurent les versets de la bible qui prêchent la justice.. L'M final se transforme en fleur de lys, puis définitivement en aigle impérial. Dans ce ciel de la justice, le poète s'emporte avec amertume contre le simonie pontificale.

L'Aigle apprend à Dante que c'est la piété et la justice qui l'ont elevé au ciel glorieux de Jupiter. Puis il répond à un doute du poète, sur la question de savoir si quelqu'un pdeut être sauvé sans baptême. Il résout la question par la négative.; mais il ajoute que beaucoup qui sont chrétiens de nom se verront au jour du jugement plus loin que dieu que les païens, et il désigne une foule de souverains qui seront dans ce cas. Imperscrutabilité de la justice divine dans le fait du salut et de la damnation; nécessité des oeuvres, comme de la foi, pour le salut. Bestialité de certains princes chrétiens. (XIX)

L'aigle montre à Dante les âmes de princes justes par excellence qui resplendissent dans son sein. Les esprits qui forment son œil: David, Trajan, Ezechias, Constantin, Guillaume de Sicile, Riphée. Le poète s'étonne de voir dans le nombre deux personnages qu'il avait crus païens. L'aigle lui explique comment tous deux étaient morts dans la foi de Jésus-Christ. De la présence de certains païens au Paradis. Certitude de la prédestination, imperscrutabilité de ses raisons. (XX)

 

  • SEPTIEME CIEL: CELUI DE SATURNE: LES CONTEMPLATIFS. (XXI)

Jeudi de Pâques, 14 avril 1300, avant midi.

Du ciel de Jupiter, Dante monte au septième ciel, au ciel de Saturne, séjour des solitaires contemplatifs. Des flammes radieuses montent et descendent sur une échelle d'or gigantesque. (de Saturne à l'Empyrée). Entretien de Dante avec Saint-Pierre Damien. Déclarations du Saint confirmant la doctrine et les détails de la prédestination. Récit de sa vie. Invective contre la molesse des prélats.

Saint Benoît parle de soi et de ses compagnons voués comme lui, sur la terre, à la vie contemplative, fondateurs d'ordres dont la règle est aujourd'hui lettre morte entre les mains de moines avides et dégénérés. Ascension à la huitième sphère, c'est-à-dire au ciel des Etoiles fixes, où le poète et Béatrice pénètrent par la constellation des Gémeaux. Le poète jette un coup d'œil sur le chemin parcouru. (XXII)

 

  • HUITIEME CIEL: CELUI DES ETOILES FIXES: TRIOMPHE DU CHRIST. (XXII)

Jeudi de Pâques, 14 avril, midi.

Dante et Béatrice dans le signe des Gémeaux: invocation du poète à ce signe de sa nativité. Regard aux planètes et à la Terre.

Apparition de tous les bienheureux et du Christ. (les légions du triomphe du Christ) accompagné de la bienheureuse vierge Marie, suivie elle-même d'une foule de bienheureux. Extase de poète. Ineffable beauté de Béatrice. Le Christ remonte à l'Empyrée. Marie, couronnée par la flamme de l'Ange Gabriel; elle remonte à son tour à l'Empyrée. Hymne des Elus en son honneur. (XXIII)

Prière de Béatrice aux bienheureux en faveur de Dante. A sa demande, saint Pierre examine le poète sur la foi.. Chaleureuse approbation du Saint. (après-midi) Le grand apôtre propose à Dante diverses questions. Dante répond à toutes. Le saint est satisfait et le bénit.

[(Comme saint Thomas le dit, à propos du texte de saint Paul (somme, II, II, 4, I), la substance est le principe fondamental d'une chose, surtout quand cette chose et ses conséquences sont contenues en puissance dans ce premier principe; en l'occurrence, elle est le consentement à la Foi, qui par soi-même contient toutes les choses espérées. L'argument signifie la ferme adhésion de l'intelligence à la vérité, non apparente de la Foi, et partant, la conviction de tout ce qui logiquement découle de celle-ci. C'est par cette assurance que la Foi se distingue de l'opinion. Quiddité : terme de l'Ecole, signifiant l'essence d'une chose, ce qu'elle est.] (XXIV)

L'apôtre Saint-Jacques examine le poète sur l'Espérance. Il lui fait trois questions. Béatrice intervient pour l'une et Dante intervient pour les autres. Saint Jean l'évangéliste s'avance vers saint Jacques et saint Pierre. Dante cherchant l'ombre du corps de cet apôtre qui, suivant une opinion répandue, était monté au ciel avec son corps et son âme, saintJean le détrompe et lui fait savoir que le Christ et Marie ont pu seuls monter avec leur corps dans le ciel. (XXV)

Saint Jean examine Dante sur la troisième vertu théologale: la charité ou l'amour. Applaudissements des bienheureux. Retour de la vue. Apparition d'Adam. Le premier homme devance les questions de Dante et y répond. Il précise le temps de sa naissance au paradis terrestre, le vrai motif qui l'en fit exiler, le temps qu'il y resta,et l'idiome qu'il avait employé. (XXVI)

Après un hymne chanté par toutes les voix du paradis, saint Pierre, enflammé d'une pieuse indignation, jette l'anathème sur ses pervers successeurs, le pape Boniface VIII et les évèques. Ascension au neuvième ciel ou premier mobile. Béatrice explique à Dante la nature de cet orbe céleste qui donne le mouvement à tous les autres et n'a au-dessus de lui que l'Empyrée.. Mission donnée à Dante. Retour des bienheureux à l'Empyrée.. (XXVII)

 

  • NEUVIEME CIEL OU PREMIER MOBILE: DIEU ET LES ANGES (XVII)

Jeudi de Pâques, 14 avril 1300, dans l'après midi.

Explications de Béatrice touchant le neuvième ciel et ses rapports avec les autres. Corruption générale de l'humanité. Annonce d'une prochaine rénovation morale.

Le poète voit un point qui dardait la lumière la plus perçante, autour duquel tournoyaient neuf cercles, et c'était dieu au milieu des neufs choeurs des anges (Les Séraphins, Les Chérubins, Les Dominations, Les Vertus, Les Puissances, Les Principautés, Les Archanges, Les jeux angéliques). Béatrice lui explique comment les cercles de ce monde intelligible correspondent aux sphères de monde sensible, et lui fait connaître la hiéarchie angélique. Elle se compose de trois ternaires: dans le premier les Séraphins, les Chérubins, les Trônes; dans le second les Dominations, les Vertus, les Puissances; dans le troisième lesPrincipautés, les Archanges et les Anges. Hiéarchie et destinée des Anges selon Denys l'Aréopagite. (XXVIII)

Béatrice, pour satisfaire à la curiosité du poète, lui explique la création des Anges. Elle s'élève contre les prédicateurs qui obscurcissent l'Evangile par des arguties pour se faire briller eux-mêmes., déshonorent la chaire chrétienne par d'indignes facéties, et font un trafic de fausses indulgences. Puis, revenant à son sujet, elle ajoute quelques mots à ce qu'elle a dit des substances angéliques. De la création du monde et de la création des Anges: leur simultanéité. Les Anges rebelles et les Anges fidèles. Facultés angéliques: digression contre les fantaisies théologiques et le trafic des indulgences. Dans le nombre et la diversité des Anges se reflète la grandeur de Dieu. (XIX)

 

  • DIXIEME CIEL OU EMPYREE: LA COUR CELESTE, ANGES ET BIENHEUREUX (XXX)

Hors du temps et de l'espace.

Disparition des Choeurs angéliques. Dernière louange de Béatrice. La beauté de Béatrice devient ineffable. Dante voit un fleuve de lumière coulant entre deux rives émaillées de fleurs. Des étincelles sortent du fleuve, se mêlent à l'éclat des fleurs puis se replongent dans les eaux lumineuses. Dante y trempe sa paupière et la vision devient plus claire. Toutes les fleurs n'en forment plus qu'une. Les âmes bienheureuses, étagées comme les feuilles d'une grande rose, se mirent dans les flots éblouissants, reflet de la splendeur divine et dont les étincelles sont des anges. Béatrice montre à Dante l'immensité de cet capitale de dieu, les élus et les anges innombrables qu'elle renferme et le trône céleste réservé à l'empereur Henri VII de Luxembourg.

Dante contemple dans leur gloire les deux millices du ciel Empyrée: les Saints et les Anges. Béatrice a disparu: elle est montée s'asseoir sur son trône dans la Rose. Elle envoie au poète saint Bernard pour la remplacer. Saint Bernard lui montre la vierge Marie resplendissante au milieu des adorations des Saints et des Anges. Rôle des anges auprès des Elus. Invocation du poète à sa Dame. Réconfort et conseils du Saint.. (XXXI)

Saint Bernard explique à Dante l'ordre et la division de la Rose des saints. Elle est partagée en deux moitiés. Entre ces deux moitiés le trône de la vierge, et au dessus d'elle des sièges occupées par des femmes juives. Vis-à-vis le trône de la vierge, celui de Jean Baptiste et, au-dessous, des sièges occupés par saint François, saint Benoît, saint Augustin etc...Ces sièges, divisant la rose dans toute sa largeur et dans sa profondeur, forme comme un mur de séparation entre les saints d'avant et les saints d'après Jésus Christ. Une file de gradins, occupés par les petits enfants, divise encore par le milieu chacune des deux moitiés de la rose. Saint Bernard explique comment des rangs ont pu être dévolus à ces innocents, et désigne les Saints les plus considérables faisant cortège à la glorieuse vierge.. La Vierge Marie glorifiée par l'Ange Gabriel. Les princes de la cour des Elus. Nécessité de prier Marie pour obtenir la grâce de la vision suprême. (XXXII)

DIEU: oraison de Saint Bernard à la vierge. Dante plonge son regard dans l'Essence infinie: intuition de l'unité en Dieu; intuition de l'unité et de la trinité de Dieu; intuition du mystère de l'Incarnation. Apaisement suprême du poète.

Yannick Rolandeau

 

 

 

Bibliographie